Carnets de Scene

CD 1:

LES MANNEQUINS D'OSIER
(D. Barbelivien / F. Bernheim)

Faudrait pouvoir jeter
Tous les mannequins d'osier
Du haut d'un grand pont
Ces fantômes oubliéa
Ces ombres du passé
Qui nous espionnent.

Faudrait pouvoir brûler
Les visages adorés
De notre enfance
Marcher d'un pas léger
Vers le soleil qui vient
Un insouciance
Et les regarder passer
Sur la rivière gelée

Faudrait pouvoir jeter
Tous les mannequins d'osier
Du haut d'un grand pont
Comme les poupées cassées
Les pierrots abîmés
De la mémoire.

Faudrait pouvoir rayer
Les prénoms murmurés
Dans sa jeunesse
Et savoir oublier
Les yeux et les baisers de la tendresse
Et les regarder passer
Sur la rivière gelée

Et les regarder passer
Sur la rivière gelée.

Et les regarder passer.

Et les regarder passer
Sur la rivière gelée.
VENUS DES ABRIBUS
(E. Depardieu / D. Perrier - F. Bernheim)

Fallait pas faire la belle
En cuir et dentelle
Fallait pas faire rouge baiser
Pour les attirer
Oui mais les filles
Elles n'voulaient pas rester
Là sur les canapés
A les regarder passer
Elles voulaient y aller
Et moi je suis comme elles
Comme elles, comme elles

Il y a des vénus sous les abribus
Qui pleurent des amours terminus
Il y a des vénus sous les abribus
Qui pleurent des amours terminus

Fallait pas rendez-vous
Quand ils sont pas fous
Il fallait pas se retourner
Les voir s'en aller
Oui mais les filles
Elles voulaient s'embarquer
Là sur les grands cargos
Et voir la vie d'en haut
Et croire à leur ciné
Et moi je suis comme elles
Comme elles, comme elles

Fallait pas dire je t'aime
Au p'tit matin blême
Fallait pas trop
Pas trop les croire
Sur les quais de gare
Oui mais les filles
Elles voulaient pas entendre
La p'tite chanson troublante
Elles voulaient vite et fort
Et elles avaient pas tort
Et moi je suis comme elles
Comme elles, comme elles.
MON MEC A MOI
(D. Barbelivien / F. Bernheim)

Il joue avec mon coeur
Il triche avec ma vie
Il dit des mots menteurs
Et moi je crois tout c'qu'il dit
Les chansons qu'il me chante
Les rêves qu'il fait pour deux
C'est comme les bonbons menthe
Ça fait du bien quand il pleut
Je m'raconte des histoires
En écoutant sa voix
C'est pas vrai ces histoires
Mais moi j'y crois.

Mon mec à moi
Il me parle d'aventures
Et quand elles brillent dans ses yeux
J'pourrais y passer la nuit
Il parle d'amour
Comme il parle des voitures
Et moi j'l'suis où il veut
Tellement je crois tout c'qu'il m'dit
Tellement je crois tout c'qu'il m'dit
Oh oui
Mon mec à moi

Sa façon d'être à moi
Sans jamais dire je t'aime
C'est rien qu'du cinéma
Mais c'est du pareil au même
Ce film en noir et blanc
Qu'il m'a joué deux cents fois
C'est Gabin et Morgan
Enfin ça ressemble à tout ça
J'm'raconte des histoires
Des scénarios chinois
C'est pas vrai ces histoires
Mais moi j'y crois

Refrain
TROPIC BLUES BAR
(J. Kopf / J. Lipkins)

A l'heure où déambulent
Les derniers noctambules
Quand les filles en panthère
Disent oui sans préambule
Moi je suis là, planté au
fond du Tropic Bar
A le chercher des yeux, dans
le jeu des miroirs

J'y vois des filles trop belles qui
sourient pour un rien
Un peu comme les gazelles quand les
lions n'ont plus faim.

Tropic Blues Bar
Musique d'un soir
On s'aime tout bas
Et puis on s'en va
Tropic Blues Bar
Musique d'un soir
On s'aime tout bas
Et on s'en va

Garçon, un Blue Lagoon, j'ai besoin
d'évasion
Assez de tous ces clowns en mal
de sensation
Moi je viens pour le voir s'installer
au piano
Jouer pour moi toute seule cet air
un peu mélo

Tropic Blues Bar
Musique d'un soir
On s'aime tout bas
Et puis on s'en va
Tropic Blues Bar
Musique d'un soir
On s'aime tout bas
Et on s'en va

Lui et moi, histoire sans parole
Juste le reflet de ses doigts sur la laque
du Steinway
Il joue, j'écoute les yeux fermés
Quand je les ouvre, il a disparu
Plus rien à faire ici, l'addition s'il
vous plait
Le pianiste est parti mais moi
je reviendrai
Voir s'envoler ses mains sur les touches
noires et blanches
Et rêver qu'un matin elles se posent sur
mes hanches

Tropic Blues Bar
Musique d'un soir
On s'aime tout bas
Et puis on s'en va
Tropic Blues Bar
Tropic Blues Bar
Tropic Blues Bar
Musique d'un soir
On s'aime tout bas
Et on s'en va

On s'aime tout bas
Et puis on s'en va

OU VONT LES COEURS BRISES
(T. Delianis / C. France)

J'ai mis mon coeur
Dans une éccharpe de laine
Jeté les fleurs
Des vases de porcelaine
Il va couler bien des jours
Sous le pont de notre amour
Sans que je puisse t'oubier.

J'ai accroché
Des rideaux gris aux fenêtres
Et j'ai brûlé
Nos photos et tes lettres
L'amour est-il si pressé
De toujours vouloir s'en aller
Dites-moi si vous savez
Où s'en vont les coeurs brisés
Quand ils ont fini d aimer.

Même si le temps passe
Rien ne te remplace
Mais saurons-nous un jour
Où donc la vie les emporte
Toutes ces amours mortes.

Mais certains soirs
Malgré tout je te regrette
Et je me dis
Qu'il reste une chance, peut-être
Il a coulé bien des jours
Sous le pont de notre amour
Sans que je puisse t'oublier
Puisqu'au fond les coeurs brisés
N'ont jamais fini d aimer.

Même si le temps passe
Rien ne te remplace
Mais saurons-nous un jour
Où donc la vie les emporte
Toutes ces amours mortes.

ELLE VOULAIT JOUER CABARET
(D. Barbelivien)

Elle voulait jouer cabaret
Sur un paque bot de contrebande
Pas dans un bastringue marseillais
Avec des marins qui lui demandent
Une chambre d'hôtel sur la mer
Histoire de faire le tour du monde
D'être la fiancée du corsaire
Tout en restant une putain de blonde

Qui chanterait blue bayou
En dansant sur les tables
Tout en étant capable
De faire peur aux voyous
Et chanter only you
En buvant dans les verres
Un fond de picon bière
Qui rend à moitié fou.

Elle voulait jouer cabaret
Pas les serveuses les filles de salle
Pourtant Dieu sait qu'elle s'en foutait
D'avoir le coeur et les mains sales
Elle venait d'une grande ville du nord
Où on a fermé les usines
Là où le soleil vaut de l'or
Elle savait depuis toute gamine

Elle voulait jouer cabaret
Pas les madelons d'infortune
Je peux vous dire qu'elle en rêvait
D'un jazz band sous un clair de lune
D'un chapeau claque avec des strass
Comme les vedettes américaines
Pas d'un néon sur la terrasse
Et l'accordéon qui se traîne

L'HEURE DU JAZZ
(J-F. Collo / F. Bernheim - D. Barbelivien)

L'heure du jazz.

Une plombe, l'heure du jazz
Les sasos pavoisent
T'as joué la bonne cave
Charlie Parker bave
Ton âme dans l'extase
Une plombe, l'heure du jazz
O.K. man ça gaze

La nuit, heure du jazz
Rex Stewart et l'reste
Ont dans la trompette
Le bonheur du jour
Le disc jockey fou
Repasse "Kind Of Blue"
Bill Evans et tout
La nuit, heure du jazz.

Deux plombes, heure du jazz
Les gigolos toisent
Les vioques un peu nazes
Aux diams, aux topazes
Sapées en bourgeoises
Deux plombes, heure du jazz
Faut saisir l'occase.

Trois plombes, heure du jazz
Un peu vides les phrases
Les mégots s'écrasent
Dernier champ 'framboise
On oublie son blaze
Trois plombes heure du jazz
Attention l'ardoise

La nuit, heure du jazz
Les saxos pavoisent
T'as joué la bonne cave
Charlie Parker bave
Ton ami dans I'extase
Une plombe, l'heure du jazz
O.K. man, ça gaze.

Heure du jazz


Lilli Marlene

 
D'ALLEMAGNE
(D. Barbelivien / F. Bernheim)

D'Allemagne où j'écoute la pluie en vacances
D'Allemagne où j'entends le rock en silence
D'Allemagne où j'ai des souvenirs d'en face
Où j'ai des souvenirs d'enfance
Léninplatz et Anatole France
D'Allemagne l'histoire passée est une injure
D'Allemagne l'avenir est une aventure
D'Allemagne je connais les sens interdits
Je sais où dorment les fusils
Je sais où s'arrête l'indulgence

Auf wiedersehn Lili Marlène
Reparlez-moi des roses de Gottingen
Qui m'accompagnent dans l'autre Allemagne
A l'heure où colombes et vautours s'élignent
De quel côté du mur, la frontière vous rassure

D'Allemagne j'ai des histoires d'amour sincère
Je plane sur des musiques-d'appolinaire
D'Allemagne le romantisme est plus violent
Les violons jouent toujours plus lents
Des valses viennoises ordinaires

Ich habe eine kleine wild blume
Eine flame die zwischen den volken blut
D'Allemagne j'ai une petite fleur dans le coeur
Qui est comme l'idée du bonheur
Qui va grandir comme un arbre

 

CD 2:

REGARDE LES RICHES
(F. Bernheim - D. Barbelivien / D. Barbelivien)

Arrête de pleurer Babelou
Sur I'argent qui vant plus un clou
Arrête de dire que t'es toute seule
Ici c'est chacun pour sa gueule
Arrête de rêver qu'tu déprimes
C'est vrai qu'tu débordes de ton jean
Autour de toi tout I'monde s'en fout
Arrête de pleurer Babelou.

Regarde les riches
lls sont coiffés comme leur caniche
Regarde les riches
lls roulent en Rolls sur la comiche
Regarde les riches
lls parlent pas l'anglais mais l'english
Regarde les riches
L'important c'est tout c'qu'ils affichent
Les riches.

Arrête de chanter Babelou
Ce blues les banlieues qui rend fou
Arrête de ramer pour personne
Tu vois pas qu'on t'prend pour une conne
Arrête le lire Ici-Paris
Faudra r'tourner bosser lundi
Ton blues à toi tout l'monde s'en fout
Arrête de chanter Babelou
Regarde les riches

Regarde les riches
lls boivent leur café en irish
Regarde les riches
lls ont l'argent mais pas d'artiche
Regarde les riches
L'important c'est tout c'qu'ils affichent
Les riches.

Regarde les riches
lls sont coiffés comme leur caniche
Regarde les riches
lls roulent en Rolls sur la comiche
Regarde les riches
lls mordent jamais dans leur sandwich
Regarde les riches
L'important c'est tout c'qu'ils afficheent.

 

Summertime

 

PATOU BLUES
(D. Barbelivien / F. Bernheim)

J'étais toute seule sur l'autoroute
J'en étais à deux heures de pluie
Et je m'disais y'a aucun doute
Me petite Patou t'es mal partie
Pas le moindre camion citerne
Pas le lumière d'un restaurant
Et je m'suis dit c'est bien ta veine
Dire que t'as même pas cinquan
te francs sur toi.

Qu'est c't as dans la tête
Qu'est c't as dans la tête
Pour t'trouver toujours dis
Sur une autre planète
Sans boîte d'allumettes
A la tombée du jour.

J'étais plantée d'vant le studio
En attendant mes musiciens
J'avais envie d'un café chaud
J'regardais l'heure, j'rongeais mon frein
J'avais l'idée mais pas les mots
J'avais le couplet mais pas I'refraire
Quelqu'un m'a dit t'en fais pas trop
On enregistre que demain ça va.

Qu'est c't'as dans la tête
T'es tellement distraite
Tu t'retrouv'ras toujours dis
Sur une vieille banquette
Effacée discrète
En attendant ton tour
En attendant ton tour.

J'étais assise dans la cuisine
J'regardais les actualités
Après comme a dit la speakrine
Y' a un film qu'il faut pas rater
Alors je me suis mise au lit
J'ai débranché mon téléphone
Et puis le film m'a endormie
Et toi ça fait deux heures qu'tu
sonnes chez moi.

Qu'est c't'as dans la tête
Qu'est c't'as dans la tête
T'oublieras toujours dis
D'être à l'heure et prête
Pour un dîner d'fête
Pour un histoire d'amour

Qu'est c't'as dans la tête
Qu'est c't'as dans la tête
T'oublieras toujours dis
Sur une autre planète
Sans boîte d'allumettes
A la tombée du jour.

Qu'est c't'as dans la tête
Qu'est c't'as dans la tête
T'oublieras toujours dis
D'être à l'heure et prête
Pour un dîner d'fête
Pour un histoire d'amour

KENNEDY ROSE
(E. Depardieu / F. Bernheim - D. Barbelivien)

Je suis pas comme Rose Kennedy
J'voudrais pas que mes fils chéris
Deviennent plus tard quelle folie
Président des Etats-Unis.

Elle s'appelait Kennedy Rose
Mais dites-moi quelle métamorphose
A fait d'une si jolie rose
Une dame pour qui ses fils osent
De toute leur vie faire un défi
De toute leur vie faire un défi.

Je suis pas comme Rose Kennedy
J'voudrais pas que mes fils chéris
Deviennent plus tard quelle folie
Président des Etats-Unis.

Rose Rose
Mais quelle est la cause
Il a dû se passer quelque chose

Elle s'appelait Kennedy Rose
C était une jolie p'tite ville rose
Ses fils chéris de l'Amérique
Auraient pu faire de la musique
Des sciences ou des mathématiques
Au iieu de n'être que défi.

Je suis pas comme Rose Kennedy
J'voudrais pas que mes fils chéris
Deviennent plus tard quelle folie
Président des Etats-Unis.

MADEMOISELLE CHANTE LE BLUES
(D. Barbelivien / B. Medhi)

Y'en a qui élèvent des gosses au fond des hlm
Y'en a qui roulent leurs bosses du Brésil en Ukraine
Y'en a qui font la noce du côté d'Angoulême
Et y'en a qui en peuvent plus de jouer les sex symbols
Y'en a qui vendent l'amour au fond de leur bagnole

Mademoiselle chante le blues
Soyez pas trop jalouses
Mademoiselle boit du rouge
Mademoiselle chante le blues

Y'en a huit heures par jour qui tapent sur des machines
Y'en a qui font la cour masculine féminine
Y'en a qui lèchent les bottes comme on lèche des vitrines
Et y'en a même qui font du cinéma, qu'on appellent Marilyn
Mais Marilyn Dubois s'ra jamais Norma Jean
Faut pas croire que l'talent c'est tout c'qu'on s'imagine

Elle a du gospel dans la voix et elle y croit

Y'en a qui s'font bonne soeur, avocat, pharmacienne
Y'en a qui ont tout dit quand elles ont dit je t'aime
Y'en a qui sont vieilles filles du côté d'Angoulême
Y'en a même qui jouent femmes libérées
Petit joint et gardénal qui mélangent vie en rose et image d'Epinal
Qui veulent se faire du bien sans jamais s'faire du mal
BESSIE
(P. Grosz / F. Langolff)

Et si...et si...Bessie
Elle avait pas eu la peau noire
Comme les étangs, comme les mares
Où les lions là-bas vont boire.

Et si...et si...Bessie
Elle avait vécu maintenant
Avec sa belle voix du Soudan
Et son feeling renversant

Mais si...mais si...Bessie
Elle avait pas eu la peau noire
Bessie blessée par un chauffard
Elle s'rait pas morte sur un trottoir
En perdant doucement tout son sang
Devant un hôpital de blancs.

Et si...et si...Bessie
Avait vécu parmi des gens
Qui savent qu'on est tout differents
Peut-êtr' qu'un soir, incidemment
Toutes les deux on aurait pu faire
Quelqu' chose comme un duo d'enfer.

Là-bas ou ici
Mais pas Madison.
Un club dans la nuit
Un piano qui sonne.

Et si..et si..Bessie
Elle avait pas eu la peau noire
Comme l'ébène à côté d'l'ivoire
Ou comme les belles robes de moire
Elle s'rait pas que dans nos mémoires
Mais avec nous ce soir

Là-bas ou ici
Paris...Madison

Un club dans la nuit
Un piano qui sonne

Et si...et si...Bessie
Elle avait pas eu la peau noire
Et si.
LES HOMMES QUI PASSENT
(D. Barbelivien / F. Bernheim)

Les hommes qui passent Maman
M'envoient toujours des cartes postales
Des Bahamas Maman
Les hommes qui passent tout l'temps
Sont musiciens artistes peintres
ou comédiens
Souvent.

Les hommes qui passent Maman
M'offrent toujours une jolie chambre
Avec terrasse Maman
Les hommes qui passent je sens
Qu'ils ont le coeur à marée basse des
envies d'océan.

Les hommes qui passent pourtant
Qu'est-ce que j'aimerai en voler un
Pour un mois pour un an
Les homrnes qui passent Maman
Les hommes qui passent tout l'temps
Ne m'donnent jamais rien que d'l'argent.

Les hommes qui passent Maman
Leurs nuits d'amour sont des étoiles
Qui laissent des traces Maman
Les hommes qui passent violents
Sont toujours ceux qui ont gardé
Un coeur d'enfant perdant.

Les hommes qui passent pourtant
Qu'est-ce que j'aimerai en voler un
Pour un mois pour un an
Les homrnes qui passent Maman
Ne m'donnent jamais rien que d'l'argent.

Les hommes qui passent Maman
Ont des sourires qui sont un peu
Comme des grimaces Maman
Les hommes qui passent troublants
Me laissent toujours avec mes rêves
Et mes angoisses d'avant.

Les hommes qui passent pourtant
Qu'est-ce que j'aimerai en voler un
Pour un mois pour un an
Les homrnes qui passent Maman
Ne m'donnent jamais rien que d'l'argent.

Les hommes qui passent Maman
Les hommes qui passent Maman
Les hommes qui passent pourtant
Les hommes qui passent Maman.
 
UNE DERNIERE SEMAINE A NEW YORK
(D. Barbelivien / F. Bernheim)

Et s'il ne nous restait plus qu'une semaine à vivre
Serais-tu prêt à me suivre
Pour s'endormir ensemble à New York
Et s'il ne nous restait plus qu'une semaine à vivre
Serais-tu prêt à me suivre
La bas, le long des docks

Oh oh il n'y aurait plus que la ville et nous
Oh oh et dans la brume de Chinatown je saurais
Te dire les mots doux

Et s'il ne nous restait plus qu'un avion à prendre
Saurais tu me comprendre
Pour cette dernière semaine à New York
Et s'il ne nous restait plus qu'un avion à prendre
Saurais tu me défendre
La bas, le long des docks

Oh oh il n'y aurait plus que des hôtels et nous
Oh oh et dormir dans tes bras serait pour moi
Le désir le plus fou

Et s'il ne nous restait plus qu'une semaine à vivre
Serais-tu prêt à me suivre
Pour s'endormir ensemble à New York
Et s'il ne nous restait plus qu'une semaine à vivre
Serais-tu prêt à me suivre
La bas, le long des docks
Le long des docks
Le long des docks


QUAND JIMMY DIT
(F. Bernheim / D. Barbelivien)
Il a monté son groupe
Il y a deux ans à peine
Un chômeur en déroute
Le fils de la pharmacienne
Un bassiste de Toulouse
Un batteur looké Harlem
Un mélange de jazz and blues
Version new-wave africaine

Il a vendu sa mob
Et le cuir de son blouson
Sacrifié à la mode
Une musique sans concession
Depuis le temps qu'il rame
Sur le sable au fond d'une cave
Je peux vous dire messieurs-dames
Qu'un de ces jours
Ça va faire grave

Quand Jimmy dit what'd I say
I love you baby
C'est comme qui dirait
Toute la province qui chante en anglais
Quand Jimmy dit what'd I say
Oh baby come home
C'est comme qui dirait
Toute la province qui marche en Weston

Il chante des les campagnes
Dans les bals du samedi
Des rock'n roll banane
Des reggaes jalousie
Voyage en minibus
Hôtel de troisième zone
Il a tout et même plus
Pour finir Rolling Stone

J'aime sa petite gueule d'amour
Je le suis dans sa galère
Et je le suivrai toujours
Lui je ne peux pas m'en défaire
J'ai caressé son jean
J'ai dormi sur sa guitare
Chaque fois que je l'imagine
Ça me fait bizarre bizarre

Il a vendu sa mob
Et le cuir de son blouson
Sacrifié à la mode
Une musique sans concession
Je savais depuis longtemps
Qu'il quitterait Montbéliard
Et si Paris me le prend
C'est que c'est vraiment une star
UN DERNIER BLUES
(D. Barbelivien)

Un dernier blues avant demain
Avant que la mort me donne la main
Avant que l'automne ait mis aux arbres
Des cheveux roux.

Un dernier blues avant minuit
Avant que l'amour m'ait travesti
Avant que les hommes ait pris mon coeur
Pour un igloo.

Un dernier blues en catastrophe
Avant qu'une étoile m'apostrophe
Avant d'avoir écrit mon nom
Sur les néons de l'infini.

Un dernier blues en majuscule
Point de suspension et virgule
Un dernier blues un jour de pluie
En mi mineur pour un ami.